L'Instant Donné

Kurtág, Bach et Schumann


György Kurtág (*1926)


Jelek, játékok és üzenetek / Signes, jeux et messages (1989-2005)
pour trio à cordes

durée : 22’30’’

  1. L’Homme est une fleur - pour Miyako
  2. Hommage à J. S. B.
  3. Perpetuum mobile
  4. Ligatura Y
  5. Une fleur pour Dénes Zsigmondy in memoriam Anneliese Nissen - Zsigmondy
  6. Signes VI
  7. Valse très lente pour Walter Levin
  8. Hommage à Ránki György. Valse pizzicato
  9. Signes II
  10. Kroó György in memoriam
  11. ...féérie d’automne... pour Hiromi, Ken et Stefan

Játékok / Jeux (1973-2010) – extraits
pour piano

durée : 6’30’’

  1. Fleurs nous sommes...
  2. Valse (Hommage à Chostakovitch)
  3. Hommage à Domenico Scarlatti

  4. Hommage à Stockhausen

  5. Capriccioso - luminoso

  6. Perpetuum mobile (objet trouvé)
  7. ... et encore une fois : Fleurs nous sommes...

Johann Sebastian Bach (1685 - 1750)
Partita no.1 BWV 1002 (1720) – extraits
pour violon seul

durée : 9’00’’

  1. Allemanda

  2. Corrente

  3. Sarabande

  4. Tempo di Borea
  5. Double

György Kurtág
Tre pezzi op.14e (1979) pour violon et piano durée : 6’30’’

  1. Monotone et triste

  2. Vif
  3. ... de loin... très doux, extrêmement lent

Robert Schumann (1810 - 1856)
Fantasiestücke opus 73 (1849)
pour clarinette et piano

durée : 11’00’’

  1. tendre et avec passion
  2. vif et léger

  3. rapide avec feu

György Kurtág
Hommage à R. Sch. (1990)
pour clarinette, alto et piano
durée : 11’00’’

  1. Curieuses pirouettes du maître de chapelle Johannes Kreisler - Vivo

  2. E[usebius] : Le Cercle limité... - Molto semplice, piano e legato
  3. ... et F[lorestan] sentit de nouveau le contour de ses lèvres tressaillir douloureusement... - Feroce, agitato
  4. Je fus de l’ombre, et le soleil est de retour... (Fragment-Fragment) - Calmo, scorrevole

  5. Dans la nuit - Presto

  6. Adieu (Maître Raro découvre Guillaume de Machaut) - Adagio, poco andante

écouter Valse très lente pour Walter Levin

L’Hommage à R. Sch. de György Kurtág est fait de courts mouvements qui sont autant d’inoubliables évocations des personnages imaginaires peuplant l’univers de Robert Schumann.
Maître génial et méticuleux de la forme courte, György Kurtág entretient avec l’histoire de la musique une relation d’une grande richesse. En constante recherche d’une écriture personnelle faite d’épure et de cristallisation de l’instant, il se tourne aussi, le plus ouvertement du monde, vers ses aînés. À la fois hommage, inspiration, reprise ou recontextualisation, c’est donc de réinvention du matériau dont il est question ici. Parmi ces compositeurs que Kurtág aime à revisiter, Schumann occupe une place unique. D’où l’idée bien légitime de confronter leurs discours et leurs œuvres, le romantisme lumineux et torturé du premier hantant l’intimité du second, dans un dialogue chambriste par-delà les siècles.